mardi, novembre 10, 2009
10 ANS ET TOUTES SES DENTS
Allez, il faut s'y mettre. Le siècle a presque 10 ans, c'est le temps de sortir les listes. Impossible d'être exhaustif dans l'exercice, quelques souvenirs sont déjà flous, j'y vais donc par bribes, tops multiples et personnels et autres petits bouts.Pour le top de 2009, on attend la fin de l'année, il manque certains gros morceaux. Mais pour 2000-2008, ça commence comme ça
Les documentaires de la décennie: le début de siècle du réel?
Être et avoir de Nicolas Philibert
The Fog of War d'Errol Morris
10e Chambre, instants d'audience et La vie moderne de Raymond Depardon
Les glaneurs et la glaneuse et Les plages d'Agnès de Mlle Varda
Pour un seul de mes deux yeux d'Avi Mograbi
L'avocat de la terreur de Barbet Schroeder
Elle s'appelle Sabine de Sandrine Bonnaire
Man on Wire de James Marsh
Adagio pour un gars de bicycle de Pascale Ferland
L'encerclement de Richard Brouillette
Tyson de James Toback
Red Race de Chao Gan
Capitalism, a love story de Michael Moore
Les auteurs de la décennie: du sérieux
Gus Van Sant: Elephant, Gerry, Last Days et Milk dans le même 10 ans, ça vous pose un cinéaste
Abdellatif Kechiche: La faute à Voltaire, L'esquive et la Graine et le mulet. Feuille de route impeccable
Jacques Audiard: Sur mes lèvres, De battre mon coeur s'est arrêté, Un prophète: le cinéma français a découvert le genre
Michael Haneke: La pianiste et Caché, sans discussion
Les Dardenne: Le fils, L'enfant...et en trichant un peu Rosetta (1999), la trilogie est parfaite.
Clint Eastwood: Mystic River, Million Dollar Baby, Flags of Our Fathers / Letters from Iwo Jima, Changeling..et le cinéma américain est redevenu classique
Les rescapés de la décennie
Les années 90 avaient été leur terrain de jeu, mais malgré quelques déconvenues, les Coen (The Man who wasn't there, No Country for Old Men) et Tarantino de justesse (Inglourious Basterds) auront aussi laissé leur patte sur les 00's.
Les auteurs québécois de la décennie
Louis Bélanger: Post Mortem et Gaz Bar Blues, comme tout ça est beau, comme tout ça est vrai.
Robert Morin: Petit Pow Pow Noël et Papa à la chasse aux lagopèdes: tout, sauf du cinéma de papa.
Les ovnis québécois de la décennie
Jimmywork de Simon Sauvé
À l'Ouest de Pluton de Myriam Verreault et Henry Bernadet
La trilogie de la décennie
Lord of the Rings de l'ami Jackson, quoi d'autre?
Les femmes de la décennie
Claire Denis, surtout pour Trouble Every Day
Pascale Ferran et Lady Chatterley
Marjane Satrapi et Persépolis
Céline Sciamma et La naissance des pieuvres
Claire Simon et Les bureaux de Dieu
Catherine Hardwicke et Thirteen
Ceux qui ont fait rire la décennie
Ricky Gervais et Tina Fey pour le petit, Sacha Baron Cohen et Van Damme dans JCVD pour le grand écran
Les beaux films de la décennie, pas de classement, juste ce qui émerge, comme ça. L'écume, donc...
Dancer in the Dark de Lars Von Trier
Fast food, fast women d'Amos Kollek
In the Mood for Love de Wong Kar-wai
The Yards de James Gray
Moulin Rouge de Baz Luhrmann
No Man's Land de Danis Tanovic
24 Hour Party People de Michael Winterbottom
Ma mère de Christophe Honoré
25th Hour de Spike Lee
Lost in translation de Sofia Coppola
L'homme sans passé d'Aki Kaurismaki
Sweet 16 de Ken Loach
Chicago de Rob Marshall
La mala educacion de Pedro Almodovar
Election et Vengeance de Johnnie To
History of violence / Eastern Promises de David Cronenberg
United 93 de Paul Greengrass
Little Children de Todd Field
Mysterious Skin de Gregg Araki
Le petit lieutenant de Xavier Beauvois
Flandres de Bruno Dumont
Still Life de Jia Zhang ke
Et pour finir, last but not least: mes deux meilleurs, impartageables, inégalables de la décennie
Keane de Lodge Kerrigan
Mulholland Drive de David Lynch
Finalement, pas pires, ces 10 ans...
samedi, novembre 07, 2009
OCTOBRE
Octobre. Pour certains, c'est le mois du froid qui s'installe, des chaussettes à ressortir, de la grippe qui arrive. Pour d'autres, c'est le coeur du sujet, le vif de la saison, le mois où l'on emmagasine de quoi tenir. Et enfin, pour quelques rares, c'est un mois de stress, d'angoisse et de libération. Comme pour Sophie Deraspe (Rechercher Victor Pellerin) qui dévoilait, en octobre, son tout nouveau film Les signes vitaux, petit bijou d'humanité, de lumière et d'émotion pure, lors du Festival du Nouveau Cinéma (sortie en salles le 5 mars 2010).P45 a eu l'excellente idée de lui faire commenter le mois ici
6 octobre – Visionnement de presse
Puisque Marie-Hélène a aimé ce film, je nous sens invincibles. C’est mon deuxième long métrage. Je sais comme il est psychiquement ardu de se soumettre à la critique qui encense ou qui démolit, voire qui méprise. Qu’est-ce qui me pousse à aller me jeter dans l’arène comme ça? Je ne suis pas du monde. Je dors mal.Sophie Deraspe est une cinéaste sensible. Et ce n'est pas la moindre de ses qualités.
mardi, novembre 03, 2009
Design norvégien


Il s'appelle Egil Haraldsen, il est norvégien, sa boîte s'appelle Exil Design et il présente sur son site une sélection d'affiches de films pas piquées des vers, comme:The Secret Life of Words, Inland Empire ou 12h08 à l'Est de Bucharest.
À visiter régulièrement pour se souvenir que les affiches de cinéma sont autant de l'art que le reste.
AUTO-PLOGUE (celle-là, j'ai le droit?)
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le post-maniérisme sans jamais oser le demander: avouez que ça fait rêver...Maintenant disponible dans toutes les librairies dignes de ce nom.
samedi, octobre 31, 2009
HAPPY HALLOWEEN
Le mois prochain, lors d'un gala, le roi de la série B, le pape du Z, le héros du low-budget, le scénariste-producteur (notamment du Dementia 13 de Coppola ou du Boxcar Bertha de Scorsese)-acteur-réalisateur-distributeur de 83 ans Roger Corman recevra un oscar honorifique.Et pour fêter les morts, voilà que le NY Post annonce également que l'insatiable créateur sort un nouveau lapin de son chapeau: Splatter, une série de webisodes interactifs dans lequel un rocker mort reviendra hanter les vivants et dont l'on pourra nous-même choisir la prochaine victime. La série se voit ici, chaque vendredi jusqu'au 13 novembre.
À noter, c'est l'ami Joe Dante qui réalisera les épisodes.
samedi, octobre 24, 2009
25 ANS, DÉJÀ
Michel Boujut, saint patron de la critique, disait : "Une autre façon, plus directe, plus vraie et moins emmerdante, de parler des films: dire pourquoi ils nous font battre le coeur". Quand un critique se prête au jeu, se met à nu, les textes deviennent souvent magnifiques. Comme celui de Marc-André Lussier, paru cette semaine dans La Presse, hommage sensible, direct et authentique à François Truffaut, disparu cette année depuis 25 ans. Un texte qu'il fallait souligner."Il pleuvait à boire debout. Une fraîcheur d'automne à vous transpercer l'âme et le corps. Alors qu'en ce mercredi de fin d'octobre, Paris s'anime sur la place de Clichy, le cimetière de Montmartre, tout juste à côté, reste tristement désert. Même si je fréquente rarement ce genre d'endroit, j'ai ressenti le besoin de m'y rendre aujourd'hui. Pour honorer une dette de reconnaissance". La suite
Ajout: Libération a aussi mis en ligne le texte original que publiait Serge Daney au lendemain de la disparition de Truffaut, "Un homme qui aimait les films".
jeudi, octobre 22, 2009
And now, for something completely different
vous pardonnerez ce bref changement d'obsession. Je l'ai écoutée 10, 50, 5000 fois et toujours les mêmes frissons...
Imaginez: cette voix, un plan-séquence, des grands espaces...mmmhhh
PLAISIR COUPABLE
Entourage, c'est mon plaisir coupable. Le genre dont je peux me gaver en une soirée, armée de nutella et de grosses chaussettes, le délicieux sentiment d'être en train de pécher flottant dans l'air. La série produite par HBO qui relate les aventures d'un jeune hunk d'Hollywood est à mon univers ce que la porno doit être aux amateurs d'érotisme: quelque chose de cheap, de vulgaire, de clinquant et d'incroyablement efficace.Sauf que jusqu'ici, jusqu'à cette saison 6 maudite, la plongée dans les dorures hollywoodiennes, les jeux de coulisses d'un cynisme impayable, les tractations entre agents (Ari Gold: on a pas encore fait mieux comme personnage), les décisions de studios qui dépensent des milliards comme nous des cennes noires, les projets de films qui volètent partout comme des mouches noires faisaient plus que largement avaler la pilule.
Et vue la fin de la saison 5 (Gus Van Sant ET Martin Scorsese y faisaient les caméos les plus jouissifs de l'histoire de la télé américaine), la 6 s'annonçait encore plus excitante. Mais voilà: rien. La saison 6 n'est qu'un exemple de grosse paresse sans invention, sans imagination, sans travail. Du gruau instantané quand on voulait une tarte aux pommes. Certes, les guest s'y ramassent encore comme des feuilles mortes (Jay Leno, 50 Cent, Mark Wahlberg - producteur de la série -, Zac Efrib, Matt Damon et Bono), certes, le toc luxueux de l'usine à rêves est encore partout, mais l'impression d'un phénoménal gâchis, d'un grand rien fait à la va-vite, reste vive. Et sans intrigue, on voit très bien les limites des talents d'acteurs de plusieurs... Je voulais du porn, on m'a donné Bleu nuit.
DAVID LYNCH INTERVIEW PROJECT: CLINTON
Un nouvel extrait de la formidable série The Interview Project produite par l'ami Lynch et réalisée par son fils Austin. L'idée? Faire le tour des États-Unis et récolter 121 capsules qui présenteront avec sincérité et authenticité les différents visages de l'Amérique. Clinton en est un peu banal. Un morceau de robot à qui identifiera l'improbable accent!
dimanche, octobre 18, 2009
NOEL EN OCTOBRE



C'est en principe le 25 décembre prochain que The Imaginarium of Dr Parnassus, petite merveille baroque de fantaisie, d'imagination et d'inventivité concoctée par le cerveau fou de Terry Gilliam prendra l'affiche par chez nous. Pile pour Noël, donc. Pile quand personne ou presque ne va au cinéma, trop gavé par les excès. Mais c'est une autre histoire.
Sur le site The Auteurs, on se paye un petit détour par les différentes affiches conçues pour la chose à travers le monde: Angleterre, Corée, Espagne, France... Les plus belles? L'Angleterre (la dernière à droite) et la Corée (en haut à gauche au milieu). Avec la chance qu'on a, on aura sûrement celle de gauche...